Partenaires

Amandine Casadamont

La pratique d’Amandine Casadamont est au croisement de la pièce radiophonique, de la performance et de l’installation sonore. Elle est autrice et réalisatrice de nombreuses créations radiophoniques où le fantastique prend une place importante dans un espace concret documenté. Ainsi la fiction touche-t-elle au réel. Partant souvent de constats et problématiques socio-politiques, la majorité de ses pièces questionnent les manières de faire de nos sociétés.
©Photo Grand Prix Nova, Bucarest

Jean-Didier Ekori et Jean Lignongo

Jean-Didier Ekori est docteur en sciences politiques (Université de Dijon) et a mené des recherches concernant l’impact du tourisme sur l’art Bamoun au Cameroun. Jean Lignongo est docteur en géographie (Université Lyon II) et a exercé dans l’enseignement et l’aménagement urbain. Chercheurs d’origine Kota, ils étudient depuis de nombreuses années la culture des peuples du Bassin du Congo et spécialement des Kota du Congo et du Gabon.
©Photo Johnathan Watts/MEG

Heather George

Heather George est mère, jardinière, artiste perleuse et conservatrice. Par son père, Heather est Kanien’kehá:ka (Mohawk) de Akwesasne et euro-canadienne par sa mère. En mars 2023, elle a été engagée en tant que directrice exécutive du Centre Culturel Woodland des Six Nations de la rivière Grand. Elle prépare aussi un doctorat à l’Université de Waterloo sur l’histoire des pratiques muséales Hodinohsho:ni. 
©Woodland Cultural Centre

Ivonne González Núñez

Ivonne González Núñez est avocate, musicienne et performeuse. Titulaire d’un D.E.A en droit européen et droit international économique, elle dirige le collectif artistique Black Guiris qui réalise des performances artistiques participatives sur le thème du racisme et de l’invisibilité des personnes noires. Depuis 2018, elle mène le projet multilingue Noircir Wikipédia, pour la visibilité des apports de la culture africaine et afro-descendante à la culture universelle, dans l’encyclopédie en ligne.
©Photo JSD La Journée de la Femme Digitale

Clifton Guthrie

Clifton Guthrie, dont le nom Ts’msyen est « Holtka Xsoo » qui signifie « Canoë plein », est un sculpteur Ts’msyen du clan Laxskiik (clan de l’aigle), originaire de Metlakatla, en Alaska. Clifton a grandi entouré d’art traditionnel Ts’msyen. Son inspiration pour devenir sculpteur a été suscitée en grande partie par les modèles réduits de mâts-totems de son grand-oncle Niishluut avec lesquels il jouait quand il était enfant dans la maison de son grand-père. Lui et sa famille s’efforcent d’instiller des valeurs et des modes de vie traditionnels au quotidien pour les transmettre aux générations futures.
©Photo Johnathan Watts/MEG

Jean-Philippe Kalonji

Né à Genève d’une famille originaire du Congo, Kalonji est un peintre, illustrateur et auteur qui a démarré sa carrière à l’international avant de revenir s’installer à Carouge. Ses fresques humanitaires et sociétales, sur des sujets tels que les féminicides, les crimes de guerre, les migrants, l’esclavage, l’art, le déséquilibre Nord-Sud, le terrorisme, lui permettent de collaborer avec le journal Le Temps, et de s’investir aux côtés d’institutions suisses, ONG et organisations internationales.
©Photo Igor Laski

Noémi Michel

Noémi Michel est chercheuse-enseignante, activiste et travailleuse culturelle féministe noire. Depuis 2017, sa recherche, « La politique de la voix », interroge les stratégies d’écoute et de soin des voix des colonisé-e-x-s et de leurs descendant-e-x-s. Ancrée dans les traditions critiques de la diaspora noire, son exploration déploie des médiums variés – texte, radio, installation – en privilégiant la conversation collective comme source de pensée et de rêve pour un futur plus juste.
©Photo Johnathan Watts/MEG

Samson Ogiamien

Samson Ogiamien est né en 1970 à Benin City, au Nigeria, au sein de la famille noble Ogiamien. Depuis plusieurs années, il travaille en tant qu’artiste indépendant à Graz en Autriche. De descendance royale par son père et né dans la caste des fondeurs par sa mère, son art traite essentiellement des structures de mémoires. En même temps, il démontre souvent comment la forme spécifique de la fonte du bronze fonctionne traditionnellement et l’importance qu’elle revêt. Samson Ogiamien voit son art comme un pont entre les cultures et une opportunité de rassembler les peuples.
©Photo Johnathan Watts/MEG

Mathias C. Pfund

Mathias C. Pfund (*1992), diplômé de la HEAD Genève et de l’Université de Genève en histoire de l’art, a exposé à la Salle Crosnier (Genève) en 2021, chez A. ROMY (Zurich) et dans les espaces publics de Genève et Neuchâtel en 2022, aux Swiss Art Awards (Bâle) et au Kunstmuseum de Saint-Gall en 2023. Selon le mode de l’étude de cas, il s’intéresse à la circulation de signes qui produisent du sens dans des contextes d’intervention spécifiques avec un intérêt pour la traçabilité des images.
© Blow, Wind, Blow [geste/gesture 3]

  MathiasCPfund. Insides Out   [PDF 8 Mo]


Fabio Rossinelli

Fabio Rossinelli, historien, a conclu sa thèse de doctorat en 2020 à l’Université de Lausanne, institution où il collabore en tant que chercheur et enseignant d’histoire coloniale suisse. Il travaille aussi à l’Université de Genève dans le Département de géographie. Il est l’auteur du livre Géographie et impérialisme. De la Suisse au Congo entre exploration géographique et conquête coloniale paru en 2022 aux Éditions Alphil et coéditeur scientifique de l’ouvrage collectif De la Conférence géographique de Bruxelles à l’État indépendant du Congo, 1876-1908, qui paraîtra en 2026 à l’occasion du 150enaire du début de la colonisation européenne au Congo. Il a entre autres contribué à la préparation de l’exposition « Mémoires. Genève dans le monde colonial » du MEG.

Bansoa Sigam

Bansoa Sigam est une curatrice et chercheuse suisse d’origine camerounaise spécialisée dans les arts et héritages d’Afrique. Dans le cadre académique, elle joue un rôle significatif pour l’enrichissement de la recherche sur les matrimoines. Prônant la reconnaissance des héritages de femmes africaines souvent invisibilisées, elle explore dans sa pratique curatoriale leurs empreintes tant historiques que contemporaines et met en lumière les contributions d’artistes du continent et de la diaspora.
©Photo Johnathan Watts/MEG

Carlos Adaoudé

Carlos Adaoudé dit Kalyman est artiste plasticien Boni. Il propose au monde une vision vivante et contemporaine du Tembé qui, pour autant est profondément ancrée dans la tradition. C’est à 6 ans que son père commence à l’initier à l'Art Tembé. S’en suivront des années d’apprentissage et de transmission par les anciens auprès desquels il apprendra les codes de cet art d’expression des sentiments. Tout en développant sa carrière artistique par de régulières résidences et participation à des expositions, Carlos Adaoudé anime depuis plus de 10 ans des ateliers de transmission destinés à tous.
Principales expositions : 2014, Festival d’Art Contemporain des Comores (Moroni) ; 2017, Au milieu coule une rivière (Fort de France) ; 2018, Tembé, Amour et Spiritualité, œuvres de Carlos Adaoudé, à l’Encre (Cayenne) ; 2019, Boni de Guyane et de Côte d’Ivoire, à l’hôtel Ivoire (Abidjan) dans le cadre des Journées mémorielles internationales de la route de l'esclave ; 2022, Marronnage, l’art de briser ses chaines, à la Maison de l’Amérique latine (Paris) ; 2023, Marronnages, tembe et photographie des Guyanes aujourd’hui, à la galerie Dominique Fiat (Paris).

Blick Bassy

Artiste pluridisciplinaire / Sciençeur
Fondateur des labels Othatiq AA et Likoda Prod
Co-président de la commission mixte franco-camerounaise pluridisciplinaire sur le rôle et l'engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d'opposition au Cameroun de 1945 à 1971
La douceur éthérée de sa voix, immédiatement reconnaissable, contraste avec la détermination qu’exprime Blick Bassy à repenser l’Afrique. Élevé dans la capitale du Cameroun, mais aussi initié aux rythmes et traditions du pays bassa, l’auteur et musicien oeuvre à faire advenir une Afrique nouvelle, dégagée du mimétisme colonial, en phase avec ses racines culturelles profondes comme avec le futur.
François Bensignor

Danielle Buyssens

Danielle Buyssens est historienne, docteur en Histoire et civilisations de l'EHESS à Paris. La vie culturelle genevoise et notamment l'histoire des collections publiques sont parmi ses principaux domaines d'intérêt. Conservatrice honoraire au Musée d'ethnographie, elle a aussi travaillé au Musée d'art et d'histoire et à la Bibliothèque de Genève.

Sm Łoodm 'Nüüsm - Mique'l Dangeli

Sm Łoodm 'Nüüsm (Dr. Mique'l Dangeli) fait partie de la nation Tsimshian de Metlakatla, en Alaska. Elle est une meneuse des Hayetsk Dancers et professeure adjointe d'histoire de l'art, arts autochtones, au département d'histoire de l'art et de culture visuelle de l'université de Victoria. Mique'l a récemment reçu le titre de Terra Foundation Visiting Professor of First Nations Art à l'Université de Sydney pour l'année universitaire 2024-2025 afin de développer son travail sur l'histoire de l'art, la revitalisation des langues, la souveraineté et la danse.

Marie-Luce Desgrandchamps

Marie-Luce Desgrandchamps est chargée d’enseignement à l’Université de Genève et chercheuse senior du Fonds national suisse de la recherche scientifique à l’Université de Fribourg. Ses recherches portent sur l’histoire de l’aide humanitaire, des organisations non gouvernementales et internationales, ainsi que sur l’histoire contemporaine de l’Afrique. Elle a notamment publié l’ouvrage L’humanitaire en guerre civile. La crise du Biafra (1967-1970) (Presses universitaires de Rennes, 2018).

Juliet J. Fall

Juliet Fall est Professeure Ordinaire au Département de géographie et environnement de l'Université de Genève, en Suisse. Elle s'intéresse à la manière dont les personnes donnent du sens et vivent leurs territoires quotidiens, de l'échelle du corps à l'international. Dans ses recherches, elle mobilise diverses méthodes de recherche ethnographiques et visuelles, notamment la réalisation vidéo, la photographie, et la bande dessinée. Elle effectue également des recherches sur l'histoire et l’épistémologie des sciences, et notamment autour de l’usage fait des biographies de savants dans des contextes francophones, anglophones et italiens. Elle enseigne et a publié de nombreux écrits sur l'histoire de la géographie, sur les méthodes visuelles et l’usage de la bande dessinée comme méthode et langage en science sociale. Sa bande dessinée « Bornée », sur la frontière genevois paraîtra en automne 2024, en anglais et français, à l'intersection des méthodes visuelles, de la géographie politique et des approches créatives.

Taline Garibian

Taline Garibian est collaboratrice scientifique à la Maison de l’Histoire de l’Université de Genève. Spécialisée en histoire contemporaine, ses domaines d’intérêt comprennent l’histoire de la médecine et des sciences, l’histoire des guerres, des violences et des génocides, ainsi que l’histoire du genre et des sexualités. Depuis 2024, elle dirige un projet de recherche financé par le FNS et intitulé Mass Death, Science and Medicine: Handling the Corpses of War in Modern Europe (1850-1960).

Shyaka Kagame

Shyaka Kagame est né à Genève en 1983, de parents d’origine rwandaise. Après des études de sciences politiques, il se lance dans la réalisation documentaire et sort son premier long-métrage « Bounty » (JMH & FILO Films/RTS) en 2017 qui aborde les questionnements identitaires de la première génération afro-suisse. En 2018, il réalise le reportage « Policiers vaudois, une violente série noire » (RTS) qui se penche sur la multiplication de décès d’hommes noirs lors des interventions policières dans le canton de Vaud. En 2023, il est auteur et narrateur du podcast « Boulevard du Village noir » (RTS/Futur Proche), une série audio explorant le racisme et l’inconscient colonial en Suisse à travers la territorialité du boulevard Carl-Vogt à Genève.

Guillaume Linte

Guillaume Linte est historien. Après son parcours de doctorat à l’Université Paris-Est et d’enseignement à l’Université de Strasbourg, il a rejoint l’Université de Genève en 2020. Il est à présent responsable de recherche au sein de l’Institut des Humanités en Médecine de l’Université de Lausanne et du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois. Ses travaux portent sur l’histoire de la santé, des maladies infectieuses et de la colonisation. Il a notamment publié l’ouvrage Hygiène navale et médecine des colonies en France (XVIe-XVIIIe siècle) (Paris, Indes Savantes, 2023) ainsi que Maladies infectieuses sans fin. Le cas de la syphilis pour penser la mobilisation-démobilisation prophylactique (XXe-XXIe siècle) avec Alexandre Wenger et Christian Bonah (Genève, Editions Georg, 2022).

Naïma Magetti

Naïma Maggetti est collaboratrice scientifique à la Maison de l’histoire de l’Université de Genève depuis octobre 2022. Spécialisée en histoire contemporaine, elle a soutenu en octobre 2020 une thèse de doctorat portant sur la relégitimation du projet impérial britannique à l’époque de la décolonisation entre 1945 et 1957 (UNIGE). Ses recherches portent sur l’Empire colonial britannique, le discours et la photographie coloniales. En 2016-2017, grâce au soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique, elle a été chercheuse invitée au King’s College London. Depuis janvier 2020 elle est également membre du comité scientifique et coordinatrice du programme doctoral en histoire contemporaine de la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO).

Samy Manga

Samy Manga est écrivain, ethno-musicien, sculpteur et militant écologiste camerounais. En qualité d’éco-poète, il promeut une écriture verte en faveur de l’écologie et de la biodiversité. Il est par ailleurs le fondateur de l’association Écopoètes International ainsi que directeur artistique de l’espace culturel ArtViv Projet à Lausanne. Ses dernières publications sont Chocolaté (Éditions Écosociété de Montréal, 2023) et Choco Trauma (Éditions La Croisée des Chemins de Casablanca, 2024), deux livres qui expliquent et dénoncent «le goût amer de la culture du cacao». Il a gagné le Grand Prix Poésie Africaine d’Expression Française du Fipa en 2021 et a été finaliste dans d’autres compétitions littéraires en 2023 (Prix des Cinq Continents de la Francophonie, Prix Kourouma).

Thierry Maurice

Thierry Maurice est docteur ès lettres en histoire. Il a publié sa thèse sous le titre La Transition démocratique : l’Espagne et ses ruses mémorielles (1976-1982) (Presses Universitaires de Rennes, 2013). Collaborateur scientifique auprès de la Maison de l’histoire de l’Université de Genève, il est l’un des programmateurs du Festival Histoire et Cité, une manifestation d’envergure romande qui a pour objectif de replacer les grands enjeux de notre temps dans une perspective historique. L’inscription de la mémoire dans l’espace public l’a notamment amené à interroger, dans deux ouvrages collectifs à paraître prochainement, le statut des exhibitions de populations dites «exotiques» à Genève au tournant du 20e siècle, tout comme les liens entre l’écrivain Albert Cohen et la Cité de Calvin.

Caroline Montebello

Caroline Montebello est doctorante à l’UNIGE et à l’EHESS et assistante à l’unité d’histoire contemporaine de l’UNIGE. Ses recherches portent sur l’histoire de l’anthropologie à Genève entre 1845 et 1955. Elle s’intéresse notamment aux collections coloniales de restes humains et à la production de discours antihumanistes en anthropologie. Dans le cadre du projet « Dialogues en route », elle a effectué avec Floriane Morin (MEG) des visites guidées mettant en avant le rôle des savants genevois dans la légitimation d’idées inégalitaires sur l’humain.

Thomas Mouzard

Anthropologue, chargé de mission ethnologie et patrimoine culturel immatériel au ministère de la Culture de la France, il a travaillé en Guyane française de 2012 à 2018, pour la commune d’Awala-Yalimapo puis à la direction des affaires culturelles en tant que conseiller à l’ethnologie et pour les communes de l’intérieur. Il a été curateur des expositions Marronnage l’art de briser ses chaînes (Maison de l’Amérique latine, Paris, 2022, avec G. Wiels) puis Marronages, tembe et photographie des Guyanes aujourd’hui (galerie Dominique Fiat, Paris, 2023).

Lisa N'Pango Zanetti

Lisa N’Pango Zanetti est diplômée en sciences politiques avec une spécialisation en histoire contemporaine. Elle a travaillé à l’Université de Lausanne et à l’Université de Genève. Elle s’intéresse à l’implication de la Suisse dans l’impérialisme européen des 19e et 20e siècles et aux dynamiques post-coloniales qui influent sur la société helvétique contemporaine. Dans sa contribution la plus récente, parue dans la revue genevoise de géographie Le Globe (2023), elle analyse la politique d’asile suisse à la lumière des intérêts économiques du pays dans le Zaïre de Mobutu (actuelle République démocratique du Congo). Plus généralement, son approche vise à mettre en lumière les acteurs et actrices marginalisé-e-s de l’histoire, soulignant ainsi l’importance d’une perspective inclusive dans l’analyse historique.

Sara Petrella

Sara Petrella est historienne des arts et dirige actuellement un projet FNS à l'Université de Fribourg. Après un thèse de doctorat à Genève, elle a été chercheuse doctorale à Berne, Montréal et Neuchâtel. Elle a été curatrice dans divers projets artistiques et culturels, expositions et festivals en Suisse, en France et au Canada, et a travaillé dans des musées et des ONG avec des Peuples Autochtones. Elle a co-écrit un livre (avec Philippe Borgeaud, Le Singe de l'autre. Du " sauvage ameriquain " à l'histoire comparée des religions, Paris-Genève, BGE-Des Cendres, 2016) et a récemment publié son nouveau livre, Quand les dieux étaient des monstres. La Mythologie hybride de Natale Conti et Vincenzo Cartari (Rennes,PUR, 2023).

Letizia Gaja Pinoja

Letizia Gaja Pinoja est doctorante au Département d’histoire et de politique internationales au sein de l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. Elle s’intéresse au passé colonial helvétique par le biais de l’histoire du chocolat suisse. Grâce à ses recherches d’archives, elle contribue à mettre en lumière des facettes souvent ignorées des récits historiques qui ont façonné le paysage culturel de la nation. Elle est aussi active dans l’étude des questions contemporaines reliées au racisme en Suisse et plaide en faveur de l’utilisation de l’histoire coloniale du pays comme outil de lutte anti-raciste.

Estelle Sohier

Estelle Sohier est professeure associée au département de géographie et environnement de l'Université de Genève. À la croisée de la géographie et de l'histoire culturelles, ses travaux portent sur l'histoire de la photographie et de ses usages durant la période coloniale, et les notions de culture visuelle et d’imaginaire géographique. Sa thèse de doctorat réalisée à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne portait sur l'utilisation politique de la photographie en Éthiopie entre les années 1880 et les années 1930. Elle dirige le Certificat en études visuelles et le Bachelor en géographie et environnement. Elle est aussi curatrice d'exposition.

Iris Terradura

Diplômée d’un master of Arts en études muséales à l’Université de Neuchâtel, Iris Terradura a effectué un stage en histoire des collections au Musée d’ethnographie de Genève durant lequel elle a réalisé une recherche en provenance sur plusieurs objets conservés dans le département Asie. Sur la base de cette recherche, son travail de mémoire propose un regard critique sur la présence et la représentation des objets fabriqués à partir de restes humains dans les collections ethnographiques en Suisse.

Helen Bieri Thomson

Helen Bieri Thomson est historienne de l’art, licenciée de l’Université de Lausanne. Depuis 2016, elle est directrice du Château de Prangins – Musée national suisse et membre de la direction du Musée national Suisse; de 2005 à 2015, elle y a travaillé comme conservatrice. Depuis 2010, elle est également responsable du département des papiers peints du Musée national. Ses domaines de prédilections sont l’histoire des intérieurs et les arts décoratifs. Elle fut responsable de l’acquisition de 150 tissus d’indiennes provenant de la collection de renommée internationale de Xavier Petitcol, de l’exposition Indiennes. Un tissu révolutionne le monde ! qui s’en est suivie, et de la publication de référence homonyme (2018). Elle a également dirigé le projet de Centre des indiennes au Château de Prangins (2021).

Béatrice Veyrassat

Béatrice Veyrassat a fait ses études à Genève et à Paris, notamment sous la direction de Fernand Braudel et d’Emmanuel Le Roy Ladurie (1965-1967). A l’Université de Genève, elle a enseigné l’histoire économique internationale de 1992 à 2007 (Département d’Histoire, Institut Paul Bairoch).
Ses recherches ont été consacrées principalement à l’histoire de l’industrialisation cotonnière en Suisse et à l’expansionnisme économique et financier du pays. Auteure de nombreuses publications, dont une histoire des relations entre la Suisse et l’Amérique latine (Réseaux d'affaires internationaux, émigrations et exportations en Amérique latine au XIXe siècle, Centre d'Histoire économique internationale de l'Université de Genève, Droz, 1994), elle a également codirigé l’ouvrage collectif Histoire économique de la Suisse au XXe siècle (Neuchâtel, Alphil, 2021). Ses publications les plus récentes portent sur l’histoire de la Suisse dans une perspective transnationale et globale (Histoire de la Suisse et des Suisses dans la marche du monde. XVIIe siècle–Première Guerre mondiale. Espaces–Circulations–Échanges, Neuchâtel, Alphil 2018) et comportent aussi un essai biographique (De l’attirance à l’expérience de l’Inde. Un Vaudois à la marge du colonialisme anglais, Antoine-Louis-Henri Polier, 1741-1795, Neuchâtel, Alphil,2022). Conseillère scientifique du Dictionnaire Historique de la Suisse et membre de son Conseil de fondation (1994-2008), elle a siégé également au Conseil de la recherche du FNS (2001-2009).

Recherche